mercredi 5 août 2015

Iglesia Santa Maria : Alaejos en lutte pour sauver son patrimoine

Pas de querelle de clocher mais bien deux églises pour un même village
                Alaejos, avant d’être un nom, c’est une image qui résonne dans ma tête en évoquant ce village, celle des deux clochers qui dessinent sa silhouette quel que soit l’endroit par lequel on arrive. C’est ce profil singulier qui m’a poussé à m’arrêter et à quitter l’autovia, pour, non sans mal, entrer dans le village. Le plus dur c’est d’y accéder, après vous n’aurez pas de problème pour vous stationner. Pour découvrir l’église Santa Maria, dont vous trouverez sûrement la porte close, rendez-vous à l’office de tourisme, près de San Pedro. C’est en effet sur demande que cette église vous est ouverte pour une jolie visite (gratuite).



                L’église fut construite durant le XVIe siècle. A cette époque les influence arabes sont encore très fortes dans la péninsule, cette église est donc d’influence mudéjar. Ainsi son clocher est souvent associé à l’architecture des minarets. On commença la construction du retable 1589, mais il ne fut définitivement polychromé qu’en 1607, en effet le premier artiste qui s’y était attaqué, Esteban Jordan, est décédé avant d’avoir pu l’achever. En 1931, l’église est déclarée monument national.


                En 1989 la foudre a frappé l’église. De plus, la sonnette d’alarme a été tirée, les termites s’attaquent au monument, au magnifique plafond à caisson, par exemple. Aujourd’hui le luxueux édifice de la renaissance a perdu de sa splendeur et sa restauration fait débat. L’évêché réclame, négocie l’aide de la région, les travaux pourraient commencer d’ici la fin de l’année pour une durée de six mois, c’est prévu depuis 2013… Le coût des restaurations est toujours assez élevé et chacun négocie avec force, qui de l’évêché, de la paroisse, de la ville, de la région, du ministère de la culture, tente de diminuer sa part.

Le plafond menacé par les termites
La coupole dont le travail du bois rappelle l’influence arabe  
                Si vous passez sur l’autovia entre Salamanque et Valladolid, vous ne pourrez pas rater l’étrange silhouette du village qui se découpe à l’Est du grand axe routier. Passez donc visiter ses églises, je vous parlerai plus tard de San Pedro. Une manière comme une autre de soutenir le patrimoine de la région est, déjà, de lui montrer un intérêt. Je ne doute pas du potentiel touristique de ce village, reste à l’exploiter.
Bon voyage à tous


Un article très détaillé, en espagnol, sur ce blog

GRIS R, « Alaejos pide ayuda ante los continuos desprendimientos en la torre de la iglesia de Santa María », El Dia de Valladolid, 4 février 2014 [Disponible en ligne, consulté le 4 août 2015]

GONZALEZ Patricia, « Las termitas devoran la iglesia de Santa María de Alaejos », El Norte de Castilla, 27 juillet 2015 [Disponible en ligne, consulté le 4 août 2015]


2 commentaires:

  1. Bureau du tourisme à Alaejos tfno 34 983 867135 et emial ayto.alaejos.turismo@dip-valladolid.es

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    1. merci encore pour la visite, je repasserai surement

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