dimanche 13 septembre 2026

Mon voyage de 2026 : Un voyage inespéré

 


Mes attentifs lecteurs auront peut-être noté l’absence de compte rendu de voyage durant l’été. Il y aurait dû y en avoir un en juillet. Je n’ai pas regardé voler les mouches tout le mois d’août et oublié de vous raconter mon périple. Des circonstances indépendantes de ma volonté m’ont empêchée de partir comme habituellement en juillet. Finalement, alors que l’escapade estivalle semblait tombé à l’eau, j’ai pu partir en fin d’été, la dernière semaine d’août et la première de septembre. Suivez-moi du Pays Basque à l’Aragon en passant par la Rioja, Madrid et inévitablement la Castille. J’ai traversé une Espagne qui prenait déjà ses habits d’automne  


La basilique de Loyola

L’année passée j’avais inauguré mon voyage par la visite de Javier, château d’origine de Saint François. J’ai renouvelé la découverte de l’histoire jésuite en m’arrêtant par hasard à Loyola, où l’on peut visiter la maison natale de Saint Ignace et l’immense complexe construit par la compagnie de Jésus. Je vous conseille réellement le détour par ce site historique impressionnant. J’ai continué à visiter le patrimoine religieux local avec un bâtiment très différent, à Arantzazu, un sanctuaire contemporain perdu au milieu des montagnes. Parfait si vous recherchez le calme d’une nuit loin du monde à l’ombre d’une architecture hors norme.

Perdu dans la montagne à  Arantzazu

L’étape suivante me rapprochait de ma région de prédilection, direction Santo Domingo de la Calzada. La localité porte le nom d’un personnage dont nous avons déjà raconté l’histoire sur le blog. Pour atteindre cette commune de la Rioja, j’ai traversé l’enclave castillane de la Puebla de Arganzon. C’est une ville dont je vous reparlerai bientôt sur le blog car elle a une place particulière dans mon parcours de voyageuse. C’est toujours pour moi la porte d’entrée de la Castille malgré sa nature enclavée dans le Pays Basque.

Le soleil n'était pas au rendez vous à la Puebla de Arganzon


Soleil retrouvé à La Calzada

Un petit aperçu de la crypte de la cathédrale de Santo Domingo de la Calzada

L’étape à Santo Domingo de la Calzada a été l’occasion de visiter une cathédrale que je ne connaissais pas avant de trouver refuge pour quelques jours de pluie à Valladolid. C’est donc à l’abri du musée de la sculpture, du patio Herreriano, de l’exposition Maryline que j’ai passé le temps en coupe-vent. Où aller ensuite passer le week-end, où les prix des logements flambent, sans grever son budget ? J’ai finalement atterri à Avila, mon dernier séjour dans la ville remontait à 2018. Moi qui me souvenais d’une ville calme et endormie, je l’ai vu frétillante et joyeuse. Je porte sur elle un nouveau regard et elle sera sûrement à l’honneur dans de prochains articles.

Les lumières du soir au mois d'août me plaisent toujours particulièrement,
ici San Vicente à Avila/ 

Madrid n’était pas vraiment programmée mais finalement j’y suis passée deux jours, l’occasion de découvrir le superbe Palais de Liria, qui rejoindra bien sûr la rubrique consacrée à la capitale sur le blog. J’ai adoré cette visite où, à mon grand étonnement, il n’y avait presque personne. Comme j’étais visiblement décidée à visiter les grandes demeures, j’ai aussi donné sa chance au  musée Lázaro Galdiano qui lui est une visite immanquable à Madrid et que je n’avais pas eu l’occasion d’explorer jusqu’à lors.

Un petit tour de Palacio de Liria que nous prolongerons dans un article.


Il fallait bien ensuite commencer à remonter vers le nord. Que faire ?  Je souhaitais tout de même revisiter avant la Granja, mon souvenir remontait à 2011. J’aurai l’occasion de vous parler de cette visite dans un article de la nouvelle rubrique inaugurée cette année « Retour à… ». Je suis sortie de cette visite avec un sentiment étrange, comme si le palais n’était plus au cœur des préoccupations du Patrimonio Nacional. Rassurez-vous ce n’est pas Aranjuez quand même.

Autant vous dire que nous n'étions pas trop nombreux à la Granja en ce début septembre

Ne souhaitant pas faire de trop grands trajets, j’ai décidé de dormir à Soria, une localité que j’avais retrouvée avec plaisir l’année dernière. En repartant, j'ai fais étape au curieux monastère de Veruela, un site historique à ne pas manquer. Mon but était aussi de faire une étape rapide à Huesca pour découvrir la cathédrale. Elle ne m’a pas particulièrement fascinée, sauf son retable principal, mais j’ai apprécié l’église San Pedro el Viejo. Si vous vous arrêtez dans la ville, n’hésitez pas à en pousser la porte.

Monasterio de Veruela
Façade la la cathédrale de Huesca

Enfin, je souhaitais depuis longtemps, m’arrêter en France, à Lourdes, une ville chargée d’histoire qui m’intriguait. J’ai parcouru les basiliques, le chemin de croix, le château dans tous les sens pour m’imprégner de cette ville si particulière, comme figée dans le temps et bercée par ces grandes soirées aux flambeaux. Je continue cette découverte, entre autres, par ma lecture de Lourdes de Zola, que je n’ai pas encore terminée. A propos de voyage livresque, j’ai profité de ce parcours en Espagne pour prendre le temps de lire Lazarillo de Tormes. Cela fait plus de 15 ans qu’il m’attendait dans mes projets de lecture. C’est chose faîte et je vais me donner le temps de réfléchir à cette lecture hors-norme avant de vous en faire le bilan dans la rubrique « Voyage au fil des pages ».

Voyage commencé à Loyola et terminé à Lourdes, d'un lieu historique de pèlerinage à l'autre.

Ce voyage, qui n’aurait pas dû avoir lieu, m’a finalement offert une fois encore un visage différent de l’Espagne. Il m’a donné envie de renouveler, pour un prochain séjour, des étapes en Pays Basque et dans la Rioja. Les Pyrénées pourraient aussi être à l’honneur, que les tableaux de Franz Schrader m’ont si bien vantées à Lourdes. Ce voyage est aussi l’occasion de regarder le parcours depuis mon premier séjour. Depuis 2010, beaucoup de choses ont évolué, j’ai noté aussi bien des améliorations que des sujets où la situation se dégrade. Mon regard reste celui d’une touriste de passage, qui n’est plus une adolescente mais une trentenaire, peut-être plus lucide. Une chose est certaine et positive : en quinze années, l’offre culturelle et l’ouverture du patrimoine est de plus en plus importantes. De nombreux lieux, privés et publics, ont été restaurés, et je sais déjà qu’en 2027, j’aurai encore l’opportunité de pousser les portes de nouveaux monuments. Au fond mon voyage annuel en Castille, ne tient-il pas aussi du pèlerinage ?

 

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